Une Princesse du Dharma

Director Jamie Khoo

Les histoires des gens – bon, elles sont généralement à propos des gens, la célébrité du jour que chacun souhaite être, veut en savoir plus, veut adorer à travers leurs écrits. Vous, en tant que l’écrivain, vous êtes juste le scribe; j’avais l’habitude d’écrire pour des journaux, détachés, cool et distrayants.

Mais pour vraiment écrire à propos de Tsem Rinpoché, c’est aussi écrire à propos de soi-même – avec Rinpoché, chaque conversation est celle où les choses que vous vous retrouver à dire en révèle autant sur lui que sur vous-même. Alors que je suis maintenant assise à écrire, je suis toujours emplie de ce premier tourbillon d’énergie, l’éveil des passions ensommeillées de l’avoir rencontré pour la première fois.

J’ai rencontré Rinpoché alors que j’étais à mon pic le plus glamour – prête à commencer un très bon job, prenant des vacances à l’intérieur et à l’extérieure de villes magnifiques et passant la plupart de mon temps à styliser ma garde-robe plutôt que de me soucier le moins du monde des malheurs du reste de la planète. J’ai accepté de rencontrer Rinpoché parce qu’une amie de l’industrie de la mode (que j’adorais pour sa proéminence à faire des défilés de mode ce qu’ils sont) m’avait proposé un job free-lance, travailler avec son « Guru beau mec .»

Lorsque je rentre dans la pièce, je suis prise de panic du fait de ne pas avoir fermé ma voiture, je suis aussi anxieuse à propos de qui je vais rencontrer. Ses élèves et ses assistants m’ont transportée à travers un cours fascinant sur les déités Bouddhistes et sursautaient autour de mots comme « guru », « Lama », et « Tibet » alors que je réfléchis à la dernière chose la plus sainte que j’ai pu faire ou la manière dont mes lourdes boucles d’oreilles pendantes pourraient être inappropriées.

Mais je me retrouve dans toute une sorte d’événements – petits mais vastes. Il n’y a pas d’encens brumeux, pas de chants somnolant, pas de révérence ou d’agenouillement pour être béni par un vieux moine musqué, emmitouflé dans des couches de robes safran. Rinpoché est assis les jambes croisées dans un pantalon de sport et un Giordano, ressemblant plus à un dieu: c’est-à-dire, un homme très beau, une sorte de dieu qui rend les filles paralysées par le désir (et il le sait!), non pas le vieux barbu auquel nous prions avec peur pour le pardon de nos péchés.

Bientôt, alors qu’il parle des énergies divines que nous avons tous à l’intérieur de nous, il me déclarera que oui, « Je suis un dieu, mais cela fait aussi de toi une déesse. » Pour le moment, alors que je suis introduite à lui pour la première fois, m’installant sur un cousin, je fixe du regard ses biceps plutôt sculptés.

Très bientôt, je serai entrain de rire pendant des heures avec Rinpoché, parlant de lubies à propos de toutes les choses spirituelles, non spirituelles et de comment rester mince. (« Tout simplement, je ne mange pas pendant des jours, ensuite je serai splendide! » partage-t-il). Nous parlons tous de tout et de rien à la fois; mais tout prend une drôle de sorte d’importance. Il n’y avait aucun rejet de folie ou d’extravagance, mais des plaisanteries en abondance. Et cela n’était même pas fait pour se sentir blasphémant, rude ou irrespectueux : c’était à la fois amusant, réel et « oh-si-spiriuel ».

Il y avait dans la pièce bon nombre de blagues rudes, grossières et totalement désirables – il sort en l’air des mots de sexe outrageux d’une manière fantastique, nous parle de Versace, et discute des possibilités sans fin des extensions de cheveux et de la liposuccion .

Alors que vous attendriez des vieux lamas de vous tapoter la tête pour vous féliciter d’être bon et pieux, Rinpoché m’explique qu’il m’aime bien parce que, « Tu es tout simplement toi-même. Tu pourrai être l’une de ces filles dans un clip de musique ‘des-filles-qui-veulent-juste-s’éclater’. Tu es une fille-qui-veut-s’éclater qui médite ! »
Je n’ai pas pu m’empêcher d’être cynique. « Essayez-vous de me convertir ? » demandai-je à une ami, de but en blanc.

Elle gloussa, totalement amusée. « On ne peux même pas nous convertir, donc je crois que tu n’a pas à t’en faire ! »

Et lorsque, dans un détour, je pose la même question à Rinpoché, « Oh ne soit pas siii bête! » s’exclame-t-il, presque en frémissant d’incrédulité. « Je veux juste que ce type de Dharma soit fun! Je veux aller vers tous ceux qui sont alternatifs. Je veux aller vers les gais, vers les prostitués, vers les femmes qui sont battues, qui sont violées, vers les alcooliques, les gens qui ont des rapports sexuels avant le mariage, parce que ce sont les gens dont les autres religions leur disent qu’ils sont mauvais. »

Dans ma tête, j’étais toute, « Oh ! Quelle idée innovatrice ! Comme c’est à la mode ! » Et cinq jours après, j’étais encore partie en vacances.

Quelques mois plus tard, je mettais dans mes bagages des horribles couvertures thermiques et j’embarquais un avion pour le Népal, pour un pèlerinage avec Rinpoché et 30 autres personnes, que je n’avais jamais rencontré. Je ne sais toujours pas vraiment ce qui m’a fait partir – ça ne me ressemblait pas du tout – mais tout prendrait du sens après ça.

« Je suis tout à fait pour la Bodhicitta » dis-je à des amis confus. « Je suis à mi-chemin d’être une nonne. » J’étais revenu à la base et je comprenais combien il pouvait être simple d’être heureuse, comment il pouvait être simple de pardonner à un ami après une dispute et d’en rire plus tard, et combien de fait de rendre quelqu’un d’autre heureux pouvait vraiment être plus amusant que de faire les boutiques pour du maquillage. Si le Dharma pouvait transformer une vie si superficielle en quelque chose d’important, je devrais penser qu’il y avait encore une chance pour nous tous !

Cela ne fait que six mois depuis que j’ai rencontré Rinpoché pour la première fois. Je le considère comme l’ami spirituel le plus précieux mais, d’une même importance, sont les gens que j’ai rencontré à travers lui, qui ont partagé avec moi leurs propres expériences dans le Dharma et qui reflètent constamment la vivacité et la gentillesse de Rinpoché lui-même.

Ses enseignements sont incroyablement chers à mes yeux, ses come-back pleins d’esprit des rires d’après minuit délicieux, toujours surprenants, mais plus que tout, je suis soufflée par l’effet de vague de son véritable bonheur flamboyant qu’il avait commencé – dans mon propre cœur et dans dans toutes les personnes qu’il touche.

J’ai fini par réaliser que mon expérience dans le Dharma, avec Rinpoché, peut vraiment être à la mode que je souhaite. La différence est que je serai stylisé extérieurement pour trimbaler un sac à main Furla et trotter sur des Manolos, et aussi étonnamment magnifique de l’intérieur pour la transformation et le changement que j’espère atteindre à travers le Dharma. Beauté intérieure, peau magnifique et gros seins sont tous possibles lorsque vous marchez sur le chemin du Dharma avec ce Rinpoché follement chaud.

Je pourrais prétendre être une nonne Tibétaine lorsque je tourne mon extravagant mala en améthyste et que je prie vers Bouddha Tara, « Puissent tous les êtres vivants être heureux… Laissez-moi être Éveillée… Laissez-moi achever la Bodhicitta… et, ah oui, en passant, J’espère que je suis prise pour le prochain défilé de mode de mon amie. Merci. »

**Jamie est maintenant l’une des Directors de S.E. Tsem Rinpoché et l’Éditrice en chef de Kechara Éditions & Media. Elle est également la tête du Comité de Puja et un membre du Comité d’éducation.