Grandir à Howell

Vivre avec espoir et colère…

Un jeune Rinpoché en costume de cow-boy

Un jeune Rinpoché en costume de cow-boy

En grandissant à Howell, dans le New Jersey, S.E Tsem Rinpoché étudia à l’École Land O’Pines, où il excellait, gagnant le prix annuel de science et des compétitions d’art. Même dès le plus jeune age, Rinpoché adorait les animaux et travaillait dans une animalerie pendant l’été pour gagner de l’argent. À la maison, il gardait 13 perroquets, poissons, hamsters, chiens et même des tortues, les dressant et leur offrant le plus grand soin.

Sa mère biologique lui rendait souvent visite à la maison de ses parents adoptifs Mongols, en prétendant être sa tante. Elle semblait rendre visite à Rinpoché pour observer comment il grandissait. C’était aussi là-bas, à Howell, que Tsem Rinpoché rencontra son cousin pour la première fois, Telo Rinpoché, qui venait juste d’être reconnu comme une réincarnation.

Grandir à Howell

Sa famille adoptive était très gentille, lui achetant n’importe quelle chose dont il avait besoin, comprenant des jouets et des vêtements. Mais malgré leur amour et leurs soins, grandir dans le New Jersey était une période éprouvante pour le jeune garçon. Son père voulait que son fils le reflète. Par conséquent, Rinpoché était forcé de faire différents sports, de s’habiller d’une certaine façon, et de se conduire et d’agir d’une manière que son père considérait correcte pour un Mogol.

Sa mère était une personne au cœur tendre, aidant n’importe qui dans le besoin. Cependant, elle était aussi extrêmement paranoïaque et lunatique, un trait de caractère qui fut diagnostiqué bien plus tard comme de la schizophrénie. Elle le battait fréquemment avec des bâtons de bois, des balais ou ses mains, frappant Rinpoché si durement que ses oreilles sifflaient et son corps était couvert de bleus.

Grandir à Howell

Elle le blâmait aussi pour tout ce qui n’allait pas dans sa vie et dans son mariage; et pouvait parfois ignorer le jeune garçon pendant plusieurs semaines. C’était difficile, physiquement et psychologiquement, de vivre dans une maison remplie de tant de colère.

Les parents de Rinpoché ne venaient jamais à aucune de ses remises de prix, il était seul, chaque année. On le taquinait aussi à l’école parce qu’il était Asiatique et de la manière dont il s’habillait. Ses deux parents le décourageaient d’aller dehors, d’aller voir des amis et d’avoir une vie sociale parce qu’ils avaient peur qu’il devienne moins Mogol et plus Américain.

Grandir à Howell

En dépit de tout ce qu’il avait à endurer, Rinpoché n’a jamais entretenu de ressentiment envers ses parents adoptifs, reconnaissant que sa mène n’allait pas bien et n’avait pas l’intention de lui faire du mal. Au lieu de cela, Rinpoché transforma son traumatisme en positivité, montrant constamment un grand amour et une grande bonté aux autres et en nous enseignant que les expériences douloureuses du passé n’ont pas à affecter la manière dont nous vivons nos vies aujourd’hui.

“Ma mère m’aimait et elle ne voulait pas me perdre. Elle m’aimait véritablement. Je n’ai jamais ressentis qu’elle voulait me faire du mal. Elle n’allait pas bien. Même jusqu’à aujourd’hui, je n’entretiens aucun ressentiment envers elle. Je n’ai aucune cicatrice de cela parce que je ne ressens pas qu’elle voulait me faire du mal. Elle était dans une grande souffrance.”