Trouver le Dharma

Les empreintes d’un Tulku…

Tsem Rinpoché qui joue

Tsem Rinpoché qui joue

Depuis sa plus tendre enfance, les empreintes d’un Tulku de S.E. Tsem Rinpoché se sont manifestées dans sa dévotion naturelle envers les Maîtres Bouddhistes, les déités et les prières, et son très grand désir à pratiquer le Dharma. Souvent, il s’assaillait sur son lit en posture de méditation, se visualisant comme un haut Lama donnant des enseignements, composant des textes sacrés sur de longues bandes de papier, ou dessinant et peignant diverses formes de Bouddha. Il offrait ceux-ci aux autres enfants en tant que bénédictions et protection.

Bouddha Shakyamouni dessiné par Tsem Rinpoché enfant

Bouddha Shakyamouni dessiné par Tsem Rinpoché enfant

Dès le plus jeune âge, Rinpoché était fasciné par Manjoushri, Vajrayogini, Héruka, Palden Lhamo et Chenrésig, et il était profondément émut par les «  La Transformation de l’Esprit en Huit Stances » et la prière de Chenrésig. Il avait une attirance inhabituelle pour le Dalaï-Lama et chantait spontanément « Om Mani Pémé Houng » et pensait à S.S. comme un Bouddha sans que quiconque ne lui ai dit de le faire.

Il y avait d’autres exemples de la connexion inhabituelle de Rinpoché au Dharma. Étant enfant, il lui arrivait de voir une dame rouge dans son imagination et pensait alors « Cette pratique peut nous sauver de ce monde rapidement ». À de nombreuses reprises, il ratait l’école parce qu’il avait passé la nuit précédente à lire des livres du Dharma en secret, sous ses couvertures. Peu enthousiaste à l’idée d’aller à l’école sous la pluie, il priait le Bouddha de la Médecine, récitant « Om Mani Pémé Houng », ne connaissant pas d’autres mantras. La pluie cessait, ne recommençant à tomber qu’une fois que Rinpoché arrivait à l’école! Une fois, il a même rêvé que le Bouddha de la Médecine apparaissait dans le ciel et stoppait les autres enfants de le taquiner!

Une pendentif de Tata Verte fait par Rinpoché étant enfant

Une pendentif de Tata Verte fait par Rinpoché étant enfant

Avec de telles empreintes puissantes de ses vies précédentes, il n’est pas surprenant que Rinpoché rencontra son premier Guru, le Maître qui a hautement réalisé la pratique de Vajrayogini et l’Abbé Émérite du Monastère de Sera, S.E. Kensur Lobsang Tharchin, à Rashi Gempil Ling (RGL), un temple Mongol se trouvant à 10 minutes seulement de sa maison à Howell.

À partir de cet instant, Rinpoché passa tous ces moments libres à RGL; aidant, tondant la pelouse, lavant la vaisselle, faisant le ménage. Il avait un désir grand de travailler dans le temple et de servir son Guru. Attiré par les déités courroucées, il passait des heures dans le gompa à prier Palden Lhamo.

 

“J’aurai voulu mourir pour avoir des enseignements. Je tremblais d’excitation, d’anticipation et de jubilation avant les enseignements et les initiations. J’étais assis à cet endroit durant toute la durée de la chose, retenant ma respiration. Lorsque c’était finit, j’étais déprimé parce que j’adorai le Dharma et que je ne savais pas ce qui m’attendait à la maison.”

Malgré l’opposition de ses parents à sa pratique du Dharma, Rinpoché empruntait des livres du Dharma qu’il lisait avec voracité. Il appelait aussi Michael Roach, un autre élève de Kensur Rinpoché, pour clarifier ses question du Dharma.

S.E. Kensur Lobsang Tharchin, qui était le premier Guru de Tsem Rinpoché

S.E. Kensur Lobsang Tharchin, qui était le premier Guru de Tsem Rinpoché

C’était à RGL que Rinpoché rencontra S.S. le Dalaï-Lama pour la première fois, de qui il reçu la transmission orale de « Om Mani Pémé Houng » et de « La Transformation de l’Esprit en Huit Stance ». Rinpoché reçu sa première initiation de Kensur Rinpoché après de nombreuses requêtes pour recevoir l’initiation de Vajrayogini.

“Ma première initiation – j’étais si excité pendant des semaines. Et encore après. Même encore aujourd’hui, j’en suis excité lorsque j’en parle! C’est comme une boule dans mon torse qui m’empêche de respirer.”

Tsem Rinpoché à un enseignement de S.S. le Dalaï-Lama

Tsem Rinpoché à un enseignement de S.S. le Dalaï-Lama

Cependant, au milieu de tant d’excitation et de joie, il y avait une certaines tristesse, car Rinpoché ne pouvait rien partager de cela avec sa famille, qui n’offrait aucun support à sa pratique du Dharma. Il devait garder tout cela secret, avec les terribles conséquences qui s’en suivait.